Le Pardon : de la libération de l’autre à la réconciliation à soi

Le pardon envers l’autre peut être envisagé comme un acte libérateur : un choix conscient de ne plus laisser une souffrance diriger sa vie.

Depuis toujours, les grandes traditions considèrent le pardon comme une valeur centrale, oscillant entre devoir moral, acte méritoire et cheminement spirituel.

On nous a souvent appris que pardonner à l’autre était un moyen de se libérer de ses propres blessures.

Pourtant, alors que nous cherchons la solution chez l’autre, ce sont nos propres parts intérieures qui attendent notre pardon, cachées derrière le voile d’une situation extérieure.

Paradoxalement, le pardon envers soi-même est une étape fondamentale, bien qu’elle soit trop souvent délaissée.
C’est sans doute la démarche la plus exigeante, car elle ne nous demande pas de juger une faute, mais de porter un regard bienveillant sur les systèmes de survie que nous avons dû ériger dès l’enfance.

 

Ces mécanismes, nés d’un besoin vital d’adaptation, prennent des formes différentes selon notre environnement, par exemple :

  • Un enfant qui a grandi avec des parents très critiques a pu développer une “exigence de perfection” absolue pour éviter le conflit et devenir un adulte intraitable.
  • Un enfant confronté à la maltraitance ou au manque d’amour ne remet pas en cause l’adulte (car il en dépend pour survivre). À la place, il conclut qu’il est lui-même indigne de recevoir de la bienveillance ou le “meilleur”.

Cette croyance ne se contente pas de rester dans le passé ; elle s’installe comme une “fondation invisible”, une boussole inconsciente.
Sans que nous nous en rendions compte, elle dicte nos choix futurs : nos relations, notre carrière, et même la manière de prendre soin de soi comme les vestiges de nos stratégies de protection passées.

L’épreuve extérieure sert de révélateur à une mémoire qui attend d’être enfin accueillie et pardonnée.

La question n’est pas tant de savoir si l’autre mérite le pardon, mais de voir comment cette situation extérieure vient éclairer nos propres zones d’ombre.

Le pardon est peut-être à envisager depuis la libération de l’obligation à ne plus rejouer sans cesse le même scénario douloureux.

Reconnaitre ces fonctionnements de survie, leurs normalisations et les situations que cela a généré plus tard envers des tiers, semble le premier devoir moral et cheminement spirituel dans la démarche du pardon.

Il s’agira de parler davantage de justesse à ce qui sert réellement à l’amour de soi et des autres plutôt que de complaisances ou de rachats de fautes.

Pour entamer le chemin vers soi, il est nécessaire de s’accorder un grand PARDON :

  • Se pardonner de ne pas avoir cru mériter le meilleur
  • Se pardonner de ne pas avoir su faire autrement
  • Se pardonner d’avoir agi avec des ressources limitées


Pour cheminer vers de nouvelles fréquences :

« Je m’autorise, j’accepte et je m’engage à valider ma dignité dans toutes les sphères de ma vie »

« Je pardonne à l’enfant que j’étais d’avoir mis en place ces protections. Aujourd’hui, je peux m’autoriser à choisir une réalité en adéquation à l’amour que je me porte »

« Je remercie cette situation de me montrer ce qui, en moi, appelle à la guérison. Je m’accorde ici la paix que je ne peux plus attendre en l’autre. »

« Je me pardonne d’avoir agi avec les ressources que j’avais alors. J’honore mon chemin et j’avance avec la clarté d’aujourd’hui. »

« En me pardonnant, je libère mon passé. Je m’ouvre à une fréquence d’amour, de respect et de joie en moi et autour de moi »

Florence Lautié

Thérapeute Energéticienne.
Fondatrice et Formatrice TLMC (Techniques Libératrices des Mémoires Corporelles et Transgénérationnelles).
Soins Collectifs Mémoires Cellulaires.
Accompagnement enfants.
Stages.
Retraites Spirituelles.

Tags :
Mémoire cellulaire
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